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Aftermath - Population
Zero
La meilleure façon d’évaluer
l’influence des êtres humains sur la
planète est d’imaginer ce qui lui
arriverait sans nous. C’est le partis pris,
en vogue actuellement, que choisis la chaîne
de télé documentaire
américaine National Géographique
pour servir de fil conducteur à ce film
plutôt pas mal fichu.
Pourquoi nous ne sommes plus la, cela n’a
pas d’importance. Ce qui est important
c’est ce qui arrivera quand nous ne serons
partis. Les scénaristes n’ont pas
cherchés une raison à notre
disparition, ils ont choisis une date arbitraire,
un beau jour du mois de juin, et c’est tout.
Ce choix est relativement judicieux, il permet de
se débarrasser de tout le pathos
apocalyptique habituel. Par contre ce qui un peu
ridicule, c’est de se pencher sur le
problème des avions sans pilotes qui
s’écrasent ou des voitures sans
conducteurs qui se percutent…

Si vous vous fantasmer, tel Will Smith en dernier
humain sur Terre, arpentant seul les rues de
quelque grande ville occidentale, préparer
vous à déchanter. Deux ou trois mois
après le départ des hommes, la quasi
totalité de
l’hémisphère Nord sera aussi
hospitalière que la banlieue de Tchernobyl.
Il y a 15 000 centrales électriques dans le
monde, la plupart à fuel ou à
charbon s’arrêtent dès
qu’elles cessent d’être
approvisionnées. Mais même les
centrales hydrauliques ou nucléaires se
coupent dans les heures qui suivent,
pilotées par des ordinateurs qui jouent la
sécurité face à
l’écroulement du réseau. Au
bout d’une semaine, les
générateurs de secours des centrales
nucléaires s’arrêtent faut de
carburants. Le renouvellement en eaux froides des
piscines ou sont stockés les
matériaux radioactifs commencent à
chauffer, en quelques jours cette chaleur va
conduire à l’évaporation de
toute l’eau de ces bassins. Encore quelques
heures et l’élévation en
température de ces matériaux va
amener l’ensemble de la centrale à
fondre ou se carboniser. Chaque centrale
libère des millions de M3 de gaz
irradiés qui vont contaminés des
milliers de kilomètres carrés.
L’ensemble de ces fumées
balayées par les vents recouvrent la quasi
totalité de
l’hémisphère nord. Si vous ne
voulez pas rester dans un abri
jusqu’à la fin de vos jours direction
l’Afrique ou l’Amérique du
Sud.

Si ce n’est pas radioactivité qui
vous rattrape, méfiez vous de l’air
que vous respirez. Les réservoirs de gaz
liquéfiés indispensables dans de
nombreux complexes industriel, sont maintenus sous
pression grâce à des turbines
électriques. Sans
électricité, ils se vident
simultanément au bout de quelques heures,
libérant tous leurs dangereux composants.
Certains de ces gaz étant hautement
explosif, des centaines d’explosions et
d’incendies se déclarent un peu
partout.

Le film joue la carte de l’hyper
sentimentalisme pénible avec les animaux de
compagnies, ou de zoo forcés de se
débrouiller par eux-mêmes, alors
qu’il traite les millions d’animaux
d’élevage en quelques secondes (1.5
milliard de volaille aux USA promis à une
mort certaine en quelques jours). Ces moments un
peu gnangnan sont vite oubliés par le
coté plutôt sérieux de
l’ensemble. Vous serez combien il faudra de
temps pour que la Tour Eiffel ou la statue de la
Liberté s’effondre, pour quelle
raison les gratte-ciels les plus modernes
s’écrouleront. Les amateurs de
Photoshop apprécieront également le
travail fait sur les paysages. Par contre le film
fait preuve d’un ethnocentrisme
éhonté, hors les USA et un peu
l’Europe occidentale, point de salut. Quid
des Pyramides ou de la grande murailles de Chine ?
Nada.
Source :
la-fin-du-monde.fr
Have fun et rester en seed svp..
Le film est en anglais mais dans l'ensemble
très simple à comprendre et la
voix-off parle de manière distincte.